Blanc sur blanc... Laiteux, les silhouettes blanches se dessinent
presque incomplètes, presque vagues, à demi brouillées, incertaines,
tendues, boursouflées, sur des fonds blancs.
Vaturi peint très souvent (mais non pas toujours) en blanc la série :
Figure d’ancêtre et celle: Corps ouvert / corps recouvert d’après Vésale.
Le blanc est indécis, indéterminé, équivoque, imparfait, flottant, trouble
et troublant, presque indistinct, imprécis; et pourtant, les silhouettes
blanches se dressent indestructibles, fermes, consistantes.
Elles sont fragiles, apparemment périssables, précaires,
mortelles, mais elles se maintiennent. Elles persévèrent dans leur être.
Elles ont passé le seuil de la mort. Elles résistent d’autant plus.
La blancheur résiste. Elle est sauvée par delà la mort.
Elle s’obstine. Elle supporte. Elle soutient. La blancheur lutte, se défend. 

… Son travail consiste à assembler, à unir, à monter, à coller, mais aussi
à couper, à scarifier, à inciser. Il est une réparation, une restauration,
mais aussi une coupure, une blessure. Vaturi produit des strates,
des couches, des «nappes», des superpositions. 
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Catalogue : Being Time, Being Space
2002 - Galerie Avivson