La nouvelle série de peintures de Jessica Vaturi explore et révèle
une des faces cachées du corps humain.
Comme elle l’avait fait précédemment, Vaturi pose une autre façon de
mettre en scène le corps, sa biographie, à travers les visions organiques
des anatomies disséquées pas André Vésale.
C’est une certaine matérialité qui s’inscrit et qui représente un corps
ouvert par d’autres moyens picturaux. On peut dire que la peinture
«revient au réalisme organique», comme l’écrivait Artaud.
Tout en précisant que les nouvelles œuvres de Vaturi, dans leur
particularité et leur sujet, s’impriment sur un espace monochrome blanc.
Dans cette empreinte, c’est l’envers du corps organique qui va traverser
la toile. Les diverses altérations sont produites par le geste de l’artiste
qui les redistribue dans l’espace.
... Sa série inaugure ce qu’elle nomme le corps ouvert / recouvert :
Mes Vésale.
...Il y a une grande spatialité dans cette peinture qui détache l’intérieur
du corps sur un espace monochrome, d’une parfaite sérénité.
Revenons à une phrase de Bacon qui s’entend dans ce contexte :
« Je voulais créer un espace intérieur si présent que la forme s’articule
si probante ». Il dit plus loin sa tentative pour que: « la figuration atteigne
le système nerveux de manière plus violente et plus poignante. »
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Catalogue : Being Time, Being Space
2002 - Galerie Avivson